Le blog de Léon de Mattis, l'auteur de "Mort à la démocratie"

 

Mort au Capital :: Comme une prison qui brûle...

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Crachez-leur à la gueule




Un lycée vidé de ses élèves, des flics en pagaille pour pouvoir dégager l’entrée par la force, les insultes de la foule : trois membres du gouvernement ont été accueillis comme il se doit ce lundi 2 juin au matin dans un établissement scolaire du XIVe arrondissement de Paris. Voici le commentaire couiné un peu plus tard par l’un d’entre eux devant les journalistes : « Nous sommes en République, nous sommes dans un établissement public. Le Premier ministre, la garde des Sceaux et le ministre de l'Education sont à leur place dans les établissements publics. Il n'y a aucune raison de trouver quelque chose de choquant ».

Ce qui est choquant, ce n’est pas que les ministres se déplacent ici ou ailleurs, c’est leur existence même. Les politiciens ne représentent rien ni personne, si ce n’est le pouvoir que l’État leur attribue dans l’intérêt de sa conservation. Aucun d’entre eux ne pense ou ne vit comme le commun des mortels, ne serait-ce que parce que pour réellement oser se prétendre le « représentant » du peuple, il faut déjà se considérer comme quelqu’un « d’exceptionnel », investi d’une « mission », bref il faut déjà avoir de soi-même et des autres une vision singulièrement déformée.

Que les sorties de ces gens-là hors du périmètre de leurs palais bunkerisés se déroulent dans une ambiance de guerre civile ne fait que mettre à jour ces quelques évidences.
 
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Commentaires
1.   Morte couille,  lundi 2 juin 2008 à 17:55

La photos n'est plus trop d'actualité en faite il sont 38 : 13 connasses et 25 connards.
www.premier-ministre.gouv...
Ah ! ça ira, ça ira...

 
2.   Anselme,  mardi 3 juin 2008 à 12:05

Peu importe. Ceux-là ou les autres, cela ne change rien. Tuez-les tous.

 
3.   A.D.ndd,  mardi 3 juin 2008 à 14:55

Les représentants, les représentés...Ou : comment s'en débarrasser? Je ne suis pas certain qu'ils soient solubles dans le crachat, je ne suis pas sûr qu'il soit suffisant de les envoyer se faire voir, ou pendre...
Zatze blème. A mon sens les plus coupables sont ceux qui y croient : le bon peupleu fransois.J'aime bien penser " O, perfect masters, they thrive in disasters/ They look so weekly till they find their way up here."( Dead finks don't talk: Brian Eno.)
Oui,ils sont si faibles jusqu'à qu'ils trouvent le chemin qui les conduit au sommet, et ils prospèrent dans les désatres, Ô maîtres parfaits.
La restructuration est la contre-révolution prolétarienne, sans elle rien, par elle tout : démocrassie, servitude volontaire, répugnant(e )s dirigeant(e)s ( féminisation du dégoût). La contre-révolution prolétarienne est l'ennemie à abattre, la contre-révolution prolétarienne est l'affirmation des classes, l'imitation grotesque des uns par les autres ; les prolos singent les riches qui jouent au parler peuple, etc...
La haine est la copine de l'envie, bling-bling, Sinistres et Ministres.
Pour en finir avec l'ouvriérisme, pour en finir avec les classes, j'ose dire avec les beatles Love is all we need!
Vive l'amour, Ndd
A.D.

 
4.   A.D.ndd,  mardi 3 juin 2008 à 17:30

Rectification: les paroles de"Dead finks don't talk"(Les mouchards morts ne causent pas) de Brian Eno:
Oh, perfect master/They thrive on disasters/They all look so harmless/Till they find their way up here.
oh maîtres parfaits /qui prospèrent dans les désastres/ Ils semblent si désarmés/ jusqu'à ce qu'ils trouvent le chemin qui les mène en haut.
Vous connaissiez ce zouave Eno?
Amour et fraternité
A.D.ndd

 
5.   A.D.ndd,  samedi 7 juin 2008 à 12:42

Depuis septante-nonante deux, mon nom est Père Duchesne....
Quand ils t'appellent gueux, nom de dieu(racaille, ndd), sus à leur équipage,un pied sur le moyeux, ndd, pour venger cet outrage, sang dieu, crache leur au visage, ndd... Ils nous promettent les cieux, ndd, pour toute récompense, pendant que ces messieurs(dames)ndd s'arrondissent la panse, ndd, nous crevons d'abstinence, ndd.Pour mériter les cieux, ndd, voyez-vous ces bougresses,le dimanche au curé le moins vieux, s'en aller à confesse, ndd, se faire p'lotter les fesses, ndd (bis). Si tu veux être heureux, ndd, pends ton propriétaire,ndd,coupe les curés en deux, ndd, fous les églises par terre, ndd, et l'bon dieu dans la merde, nom de dieu!
Vive les partageux, vive les communeux!
Sus à la bourgeoisie!
Este tiempo ha de acabar, otro nuevo llegara...
A.D.Ndd

 
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