Le blog de Léon de Mattis, l'auteur de "Mort à la démocratie"

 

Contestation :: La vague bleue

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Klarsfeld




On peut penser ce qu’on veut de Serge et Beate Klarsfeld. On peut approuver leur combat de chasseurs de nazis. On peut trouver qu’ils en font trop. On peut apprécier qu’ils n’aient jamais renoncé à rechercher les raclures hitlériennes à qui des complicités en tout genre avaient permis, après guerre, de disparaître. On peut craindre l’antinazisme et l’antifascisme pour l’exploitation politicienne qui ne manque jamais d’en être faite, et voir les Klarsfeld comme des pourvoyeurs d’arguments définitifs à l’usage de ceux qui veulent défendre des intérêts particuliers dans les conflits actuels. Bref, que ce soit pour les approuver ou pour les combattre, les Klarsfeld sont des gens qui poussent à prendre position.

Mais on ne peut critiquer que ce qui a le mérite d’exister...
Dès lors, que penser d’Arno Klarsfeld ? Que pourrait-on bien approuver chez lui ? Et qu’est-ce qu’il serait imaginable de critiquer ?
Que faire, sinon rire devant les niaiseries incroyables que débite le candidat UMP dans le 12e arrondissement ? Qu’attendre de lui, sinon souhaiter qu’il soit élu et entre à l’Assemblée, ou choisi pour un quelconque secrétariat d’Etat à l’intitulé pittoresque, dans l’espoir de s’amuser un peu plus encore?

Il reste que, malheureusement pour Serge et Beate, qui, il y a une quarantaine d’années, ont raté une bonne occasion de s’abstenir, le nom de « Klarsfeld » est devenu, définitivement, un synonyme de « bouffon ».
 
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Commentaires
1.   Léon de Mattis,  mardi 19 juin 2007 à 14:35

Au final, Arno n'a donc pas été élu dans une circonscription pourtant détenue par la droite depuis plus de vingt ans. Un vote dadaïste-révolutionnaire aurait pourtant consisté à voter pour l'ahuri. Ce qui prouve que, malgrè les tentatives méritoires des dirigeants de l'UMP pour ruiner définitivement l'édifice branlant de la démocratie, ce sont les électeurs qui cherchent encore à le sauver en lui conservant un minimum de sérieux. Dont acte.

 
2.   Alexandre,  mercredi 20 juin 2007 à 19:08

C'est triste de voir ce lamentable Arno ("oui je connais bien le VIIIème, j'y suis passé à roller" dénote quand même d'une crétinerie profonde) alors que ses parents ont mené une lutte juste dans laquelle ils étaient presque seuls.

Si on peut voir dans le résultat des élections de dimanche dernier un sursaut de la démocratie pour se garder un minimum de sérieux (Bruguière, Juppé, Carignon, Klarsfeld qui ne passent pas), je ne pense pas que celle-ci en soit à quelques clowns à l'assemblée près. N'ont-ils après tout pas élu un président qui cite Jaurès tout en massacrant le droit du travail, qui parle de redonner une dignité au travail en s'envoyant en l'air sur un yacht et dans un palace le soir même de son élection, qui se recueille sur le plateau des Glières pendant que des militants RESF doivent cacher des enfants de ses policiers, comme aux pires temps de l'occupation ? Quand la contestation ne dépasse pas la publication d'un article sur l'abstention de Cecilia Sarkozy ou une pétition électronique quand un animateur télé se fait enlever son hochet faussement critique ? Non, vraiment, la démocratie n'est pas à un Klarsfeld près.

 
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