Le blog de Léon de Mattis, l'auteur de "Mort à la démocratie"

 

Quand on a voté on ferme sa gueule :: Une lettre de monsieur Hulot

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Merde aux présidentielles




Les dimanches 22 avril et 6 mai 2007 auront lieu les deux tours de l’élection présidentielle, et toutes les tares de l’exercice démocratique seront à nouveau exhibées et ressassées à l’infini. Les mêmes mensonges seront resservis avec une impudeur à faire rougir le plus aguerri des escrocs. Mais les politiciens, eux, n’auront aucune honte, car il y a longtemps qu’ils ont tous adopté le fameux adage : « Plus c’est gros, plus ça passe. » On dira donc, ouvertement, les plus flagrantes contre-vérités. On prétendra contre toute évidence être ce qu’on n’est pas, et on cachera soigneusement ce que l’on est.

Un vieillard milliardaire et raciste sera un « candidat antisystème ». Un nain hyperactif défenseur de toutes les valeurs conservatrices deviendra un « candidat de la rupture ». La fille bon chic bon genre d’un colonel, tenante de l’ordre sécuritaire et des valeurs familiales traditionnelles, nous jurera qu’elle est de gauche. Une ancienne ministre du gouvernement Jospin prétendra sans gêne aucune représenter « la gauche anti-libérale », en se livrant à une concurrence féroce avec les habituels candidats trotskystes: comme si, des mouvements sociaux de 2005 et 2006, il n’y avait rien d’autre à tirer que ce petit capital électoral si âprement disputé.

Mais tout ceci se joue quelque part, très loin, et dans un monde qui ne me concerne pas. Tous les mensonges démocratiques ne me feront jamais croire que les « citoyens » ont la possibilité de s’exprimer au cours des élections. C’est exactement le contraire qui se passe : les élections sont une manière commode pour faire taire le mouvement social en cherchant à lui faire croire qu’on lui offre une perspective « politique » là ou ne cherche qu’à le conduire dans une impasse.

C’est pourquoi, quel que soit le résultat des élections au soir du dimanche 6 mai 2007, la personne qui sera alors désignée comme président me restera en tous points absolument étrangère. Elle ne me représentera pas. Ses paroles et ses actes ne m’engageront en rien. Elle incarnera l’État d’une manière abstraite et fantoche, comme une image dans une télévision, et ses discours, prolongements insipides d’une campagne toute aussi vaine, s’oublieront aussi vite qu’ils auront été prononcés. La machine du pouvoir demeura dans l’État de ce qui fait sa puissance réelle, avec ses flics, ses juges, ses matons et ses serviteurs divers et variés. Les pauvres resteront pauvres et les riches resteront riches. Et ce qui pourra être détourné de cette logique d’exploitation ne le sera jamais parce qu’un politicien, meilleur qu’un autre, aura été élu, mais parce que cela sera arraché par des luttes d’autant plus libres qu’elles seront plus sauvages.
 
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Commentaires
1.   puk,  lundi 18 décembre 2006 à 21:40

Salut.
Je fais un long commentaire car le débat que tu soulèves est d'importance et ta position est respectable. C'est pourquoi je me permets de la critiquer vertement et de façon TRES polémique, en espérant que le débat se poursuive.

Si on pousse ta logique, les élections ne servent à rien, autant les supprimer. Au moins, on saura vraiment qu'on est dans un système totalitaire. Youpi ! Ils ont du sauter de joie les chiliens quand Pinochet avait fait son coup d'état: enfin les masses se rendaient compte que la démocratie bourgeoise était un écran de fumée ! Surtout les progressistes qui se sont fait enfermer dans un fameux stade. Ca devait être la fiesta !

Sérieusement, le postulat de base "Tous les mensonges démocratiques ne me feront jamais croire que les « citoyens » ont la possibilité de s’exprimer au cours des élections" est une ineptie complète. Pour la simple raison que des millions de personnes sont convaincues du contraire et il en faut pas plus pour qu'un Chirac par exemple, élu avec une majorité relative (19% au 1er tour) se pare de la légitimité d'un 2ème tour en trompe l'oeil pour nous faire une politique de casse sociale, raciste et sexiste. Alors même que ce type devrait croupir en prison, faut il le rappeler ?

Les élections présidentielles ne sont donc pas à sous estimer car, malgré les mensonges qu'elles occasionnent, elles traduisent un RAPPORT DE FORCE dans la société qui peut se résumer à la question suivante : veut-on aller vers plus de démocratie et de justice sociale ou veut-on aller vers plus de racisme, de casse des acquis sociaux, des solidarités et de la démocratie elle-même ?

La conséquence est la suivante : ne pas s'exprimer au premier tour fait le jeu des gens qui veulent arriver à un système totalitaire - Le Pen en premier.
Lorsque l'on est contre l'Etat et le capitalisme, il existe à gauche dès le 1er tour des candidats qui défendent ce genre d'idée. Certes ils ne seront pas élus. Mais leur voix comptera pour toutes les personnes qui auront fait la même démarche et donnera confiance à tous les gens qui luttent pour changer le monde. On ne répètera jamais assez que c'est une question de RAPPORT DE FORCE. Si la gauche de la gauche pèse entre 5 et 15% des votants (voire plus) c'est une donnée importante de la vie politique française qui ne peut pas être évacuée par les gouvernants et la classe possédante.

Si je défends la démocratie contre les fascistes, ce n'est ni par idéalisation, ni parce que je crois aux mensonges médiatiques (si on part dans ce genre de délire, on peut justifier tout et n'importe quoi). C'est parce qu'il y a un vrai danger dans ce RAPPORT DE FORCE à ce qu'un Le Pen gagne en crédibilité et en légitimité. Le danger c'est qu'ensuite, les politiques en place appliquent une partie de son programme. Le Canard Enchainé en 2005 avait ainsi révélé que la droite avait appliqué la moitié des mesures sécuritaires du FN sans parler de la chasse aux Sans papiers. Les récents "dérapages" racistes de Finkelkraut, Sevran ou Frèche, bizarrement pas sanctionnés sont aussi des signes très inquiétants. Le RAPPORT DE FORCE du 21 avril 2002 a donc fait sauter certains verrous et ont permis à des personnes influentes d'exprimer ouvertement leurs idées racistes et même d'appliquer une politique raciste. En retour, le racisme est banalisé. On assiste aujourd'hui à une dialectique dangereuse, contre laquelle seul le renversement du RAPPORT DE FORCE peut agir. Cela suppose de s'emparer de TOUS LES ESPACES D'EXPRESSION - que ce soit dans la rue, par des bouquins, des journaux, des blogs, etc. ET... LE BULLETIN DE VOTE. Car ces derniers sanctionnent le rapport de force global qui s'exprime dans la société. Il n'est surement pas aussi fidèle que le rapport de force réel, mais il est légitime dans la tête de la plupart de nos concitoyens. Ne pas s'en rendre compte, c'est s'aveugler gravement.

De plus, cette critique des élections est assez méprisante deux types de personnes et trahit finalement une conception petite bourgeoise de la politique :
1. un mépris envers les milliers (probablement plus) de personnes qui sont mortes en se battant depuis 1789 pour le droit de vote, envers les femmes qui n'ont ce droit que depuis un demi siècle, envers les Résistant-e-s contre le fascisme pendant la seconde guerre mondiale. Certes ce système est suffisamment bien foutu pour que pour le moment la démocratie ne menace pas la classe dirigeante. On voit néanmoins que pour le référendum sur la Constitution Européenne, le peuple peut s'inviter et contrecarrer leur plan, malgré une campagne médiatique honteusement pro-Oui.
2. Un mépris envers les millions de personnes qui croient en la démocratie. Il y en a même une fraction importante qui comme moi trouvent que ce système ne va pas assez loin et qu'il faudrait l'étendre par exemple au milieu des entreprises, dans les collectivités locales et en élisant des personnes qui ne font pas de carrière politique et qui seraient révocables à tout moment. Cela suppose de changer les règles constitutionnelles et c'est possible comme le montre l'exemple du Venezuela, moyennant un RAPPORT DE FORCE politique et social envers la classe possédante, les médias et la bureaucratie étatique.
3. finalement, défendre le boycott en toutes circonstances est absolument petit bourgeois. Cela trahit une surestimation de l'enjeu d'une élection et du pouvoir du bulletin de vote. Quid des RAPPORTS DE FORCE sociaux et politiques ? Se résument ils au nombre d'abstentions ? Pas du tout ! Ils se mesurent bel et bien dans les urnes ET AUSSI dans la rue. Le 28 avril 2002 aurait sans doute été bien différent si le 1er mai nous n'étions des millions dans les rues de France à manifester contre Le Pen. Il y a fort à parier que Le Pen aurait progressé au 2nd tour, ce qui aurait encore plus ouvert les vannes au racisme ordinaire et aux politiques réactionnaires. De même, un ensemble de luttes sociales ont permis d'infléchir des rapports de forces politiques - comme ce fut le cas quelques semaines avant le référendum sur la constitution européenne avec les mobilisations des lycéens contre la loi Fillon ou pour des augmentations de salaire.
S'abstenir en toutes circonstances et en faire une règle absolue, c'est finalement se taire en croyant être entendu. C'est se priver d'un moyen d'infléchir un RAPPORT DE FORCE (établi aussi par d'autres moyens). C'est hurler tout seul dans une manif en refusant un mégaphone et en espérant que son acte courageux et désespéré attirera les curieux. Une formule résume cette idéalisme : le romantisme petit bourgeois pur et dur.

Au final, si je partage une partie de ton constat et surtout de ta colère, je suis en total désaccrord sur les conclusions que tu tires. Tes appels au boycott sont absolument dénués d'efficacité :
1. s'il s'agissait de nous convaincre qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre : c'est faux (Besancenot, Arlette voire Clémentine Autain ou Yves Salesse sont qualitativement différents de Royal, Sarko et je ne parle pas de Le Pen), et c'est inutile : de nombreuses personnes en sont déjà convaincues et n'ont besoin d'aucune analyse pour cela.
2. s'il s'agissait d'essayer de faire changer les choses dans le bon sens (c'est à dire celui de plus de démocratie et de plus de justice sociale) : c'est l'effet inverse que ça produira ! Car l'extrême droite a bien compris que le pourrissement de la situation lui était favorable : les personnes les plus révoltées et les plus aliénées de ce pays vont se soulager dans les urnes en votant pour le Borgne. Baisser une des armes (même le bulletin de vote) contre le fascisme c'est automatiquement lui permettre de faire un pas en avant. Du même coup, nous reculons collectivement.

Appeler au boycott c'est appeler à se tirer une balle dans le pied. Le réveil n'en sera que plus douloureux.

 
2.   Anselme,  mardi 19 décembre 2006 à 13:29

Merci à Puk de nous livrer sur ce forum ce qu’on peut considérer comme l’analyse standard de Lutte Ouvrière sur la question des élections.

Je prends sur moi de te répondre, Puk, car il y a dans ton message un ou deux points que j’aimerais commenter. Et d’abord je tiens à préciser que, si j’apprécie beaucoup ce blog au point d’en recommander souvent la lecture, je ne suis pas forcément d’accord avec tout ce qu’écrit l’auteur. C’est que sa pensée n’est pas facile à saisir. Il nous livre des fragments de raisonnements, mais pas de théorie générale. Comme d’autres commentaires le font remarquer, il critique mais ne propose rien. Je pense qu’il doit avoir une idée derrière la tête mais, apparemment, il ne nous l’a pas encore livrée entière. Bref, passons.

Pour en revenir à toi, Puk, je laisse de côté les aspects de ton message qui révèlent un peu trop facilement ton être de petit militant trotskyste: comme le fait de traiter de «romantisme petit bourgeois» tout ce qui n’est pas dans la ligne de la direction du parti, ou encore la façon subtile mais finalement malhabile de mêler «Arlette» à Besancenot «voire Clémentine Autain ou Yves Salesse». Je laisse aussi de côté ce qui dans ton raisonnement renvoie aux sempiternels arguments des défenseurs de la démocratie : les gens «qui sont morts pour ça», le danger fasciste qu’il faut éviter par les urnes (chez toi il est devenu «totalitaire» mais c’est pareil), etc. Tout ça n’est pas très original et la réponse peut se trouver ailleurs.

Non, ce qui m’intéresse c’est ta réflexion sur le «rapport de force». Ou même comme tu l’écris (pour qu’on le voit mieux peut-être) le «RAPPORT DE FORCE». Oui, moi aussi je raisonne parfois en terme de rapport de force. Dans toutes les luttes, la question du rapport de force se pose de manière très immédiate et très concrète.

Mais je trouve très critiquable ta manière de mettre sur le même plan «la rue» et «les urnes». Tu écris en effet ceci : «Quid des RAPPORTS DE FORCE sociaux et politiques ? Se résument ils au nombre d'abstentions ? Pas du tout ! Ils se mesurent bel et bien dans les urnes ET AUSSI dans la rue.»

Le problème, c’est que les deux terrains, vois-tu, sont très différents. Le terrain des urnes est celui qui est choisi par le pouvoir. C’est le lieu ou les enjeux sont faussés et les pratiques obscurcies par ce qui fait l’être même de la démocratie, la pacification sociale. C’est l’endroit où le rapport de force ne peut qu’être en faveur de l’ordre dominant par ce que tout y est fait pour le favoriser. Bref, si on choisit les élections comme terrain d’affrontement on est battu d’avance, parce qu’elles sont précisemment faites pour qu'on ne puisse rien y gagner.

Du cote de ce que tu appelles «la rue», et que pour ma part j’appellerais plutôt les luttes, le rapport de force ne se pose plus dans les mêmes termes. Là, même l’abruti qui a voté Le Pen par dépit trois mois plus tôt peut évoluer, dans une dynamique collective, vers des pratiques autrement plus subversives que le vote en faveur d’ «Arlette». C’est que le mouvement social, à la différence du formalisme empesé de la procédure démocratique, est fluide. Sa puissance s’accroît à mesure que ses pratiques plus radicales lui permettent de se découvrir d’autres buts plus vastes et plus ambitieux que ceux qu’il s’était fixé à l’origine. Quelques années avant 1789 , personne ne pouvait imaginer en France qu’on y décapiterait un roi. A présent, le capitalisme se pose comme l'horizon indépassable de notre époque. Pourtant, il est historique et comme tout ce qui est historique il est périssable.

Mais tout ceci, vois-tu, c’est ce que les militants trotskystes ne comprennent jamais. Les partis trotskystes n’aiment pas les «incontrôlés» : autant dire qu’ils n’aiment pas le prolétariat. Les partis trotskystes s’imaginent qu’on peut engranger le capital révolutionnaire comme on engrange les actions à la banque. Avec eux, ce n’est jamais le moment. La situation n’est pas encore mure. Il ne faut pas aller trop vite. Il ne faut pas brûler des voitures, il faut voter «Arlette»...

Contrairement à ce que tu dis, «Arlette», Besancenot, Autain ou Salesse ne sont en rien «qualitativement» différents des autres candidats. Ils ne valent pas mieux que les autres. Ils jouent le même jeu politicien, et c’est un jeu qui leur permet d’assurer leur petit pouvoir. Ils se veulent propriétaires du mouvement social : ils veulent transformer la révolte en bulletin de vote en leur faveur.

En réalité le rapport de force que tu veux construire dans les élections c’est le rapport de force en faveur de ta chapelle. De ton parti. Dans les élections on ne construit que ce genre de rapport de force là, et jamais aucun autre. Tu veux pouvoir aller voir des grévistes et leur dire : «Arlette» a obtenu tant de millions de voix donc elle est légitime pour parler à votre place. Le PCF a agit ainsi pendant des dizaines d’années et il a été la plus importante force contre-révolutionnaire en France durant cette période ; et le plus sur rempart pour la défense du capitalisme.

Mais vois-tu, ce que la révolution balaiera si elle réussit un jour , ce n’est pas seulement les propriétaires des moyens de production. C’est aussi les gens qui se veulent propriétaires du mouvement social et qui cherchent, par leur petit jeu politicien, à le devenir.

 
3.   Kamui,  mardi 19 décembre 2006 à 13:37

Je suis d'accord sur le principe avec la majorité de tes propos. Malheurreusement tu généralises trop à mon goût; "les pauvres", "les riches"... tu ranges les gens dans des cases sans aucun échapatoire alors que personnellement je ne sais pas à partir de combien d argent "gagné", on est riche, ou pauvre.
Y a des gens qui sont tres heureux sans etre riche, des genres riches tres malheureux, tout dépent de la philosophie de chacun face à la vie. et qu en est il de ceux que tu dois appeler les classes moyennes dont tu ne parles jamais, qui ne sont pourtant pas partie négligeable..?
Et puis pour plus d'une personne vivant dans un pays pauvre non démocratique, tes propos doivent etre ressenties comme un non sens absolu...
et vu que tu critiques tout le monde sauf les "trotskystes habituels", tu devrais peut etre voter pour eux..? ca serait deja une façon de t exprimer via le vote, vu que ton abstention ne sera pas comptabilisée.
Et pour finir, encore une fois je suis d'accord avec pas mal de tes arguments concernants les personnes politiques, malgré tout tu ne proposes rien en échange de ce système. Et c'est surement ce qui me gêne le plus.

 
4.   Folard,  mardi 19 décembre 2006 à 18:39


Un com un peu plus court pour vous indiquer un autre blog sur l'abstention à l'élection présidentielle:

abstention2007.over-blog....

 
5.   fini le théatre,  jeudi 21 décembre 2006 à 18:35

hé bien oui, nous aussi nous lançons une mise en mouvement abstentionniste à découvrir sur http//sabstenir.over-blog.com

 
6.   belphégor13,  mardi 26 décembre 2006 à 21:12

Marre de la classe politique actuelle, des impôts et incapables ?

QUE PERSONNE N’AILLE VOTER AUX PROCHAINES PRESIDENTIELLES ! PERSONNE !

Vous êtes tous prêts à reconnaître qu’ils sont tous nuls, alors agissez et jouez l’inertie totale ; crise politique à l’appui assurée, remise à plat de toutes nos institutions, moins de privilèges à ceux qui auront choisis de s’occuper de la vie de leurs concitoyens et non pas de faire carrière, un seul mandat par personne, une rémunération égale au smic (frais de représentations, déplacements,de réceptions pris en charge par l’état, bien sûr) et bien d’autres choses encore...Car faire de la politique c’est vouloir agir pour le bien de ses concitoyens, pas pour s’enrichir où assouvir des instincts de gloire et de puissance. Avec ce genre de mesures, et peu importe les idées, le tri se ferait tout seul croyez-moi, seuls resteraient les gens sincères dans leurs convictions...Ni révolution de pacotille (style 68), ni guerre civile (l’horreur absolue) mais un reniement pacifique mais ferme de la classe politique actuelle, tous bords confondus...

Mais je rêve tout béatement, même ça, le français n’aura pas assez de tripes pour le faire. Il y en a qui veulent même rendre le vote obligatoire, puis après ils gueulent "liberté, liberté" ces noeuds volants...

Non, je vous l’ai dis dans un précédent message, vous vous farcirez Sarko ou Ségo et vous pleurnicherez encore, comme toujours. Ben c’est pas moi qui vous fournirais des mouchoirs en papier ; je préfère retourner lire du Frédéric Dard, ou d’autres auteurs qui ont fait leurs preuves, c’est plus intéressant, vous devriez faire pareil histoire de vous aérer la pensarde et pour réfléchir un peu plus librement.

Vive 2007, et son lot de c..... toujours pareilles !

 
7.   jumax452,  jeudi 25 janvier 2007 à 23:39

"Mais je rêve tout béatement, même ça, le français n’aura pas assez de tripes pour le faire. Il y en a qui veulent même rendre le vote obligatoire, puis après ils gueulent "liberté, liberté" ces noeuds volants..." OUI je le dis et je pourrais le répeter 100fois , 200fois voire meme plus. Je suis pour le vote obligatoire...mes ancetres se sont battus pour justement obtenir ce droit de vote....ce n'est pas pour rien qu'ils se sont battus. Certains en sont morts...C'est de l'irrespect que de ne pas aller voter. C'est souiller leur mémoire. Alors, oui je suis pour ce systeme. Je suis la premiere à aller voter...et pourtant je n'ai que 21ans. Mais, on m'a appris le civisme à l'école , on m'a appris l'histoire de notre beau pays. Et ce serait pour moi une honte de m'abstenir. Je n'aurais pas la possiblité de voter encore longtemps, la maladie m'aura surement emportée au Paradis (s'il existe), mais je suis fière de penser que j'ai la chance de pouvoir voter et que j'ai voté (enfin...dans quelques mois). Tu parles de liberté, mais pourquoi quelqu'un qui ne participe pas et qui ne respecte justement pas la Constitution, et par conséquent, qui ne respecte pas le "Liberté, Egalité, Fraternité" aurait-il le droit à l'un de ces 3termes????C'est du pur délire. C'est que cette personne veut le beurre, l'argent du beurre, et le cul de la crémière, sans rien donner en retour au pays qui lui donne tout ca.

Tu va penser que je suis un peu "extrèmiste" sur les bords, mais c'est pourtant pas le cas. Je ne sais pas pour qui voter au présidentielle, mais ce que je sais , c'est que j'irais voter. Quitte à voter blanc pour montrer mon désaccord!Mais , au moins, je me déplace...et c'est le minimum dans une démocratie qui prône "L, E, F" !

 
8.   Cobab,  mardi 6 février 2007 à 10:08

« on m'a appris le civisme à l'école » : sans vouloir être méchant, ça se sent un peu… Tu écris : « quelqu'un qui ne participe pas et qui ne respecte justement pas la Constitution, et par conséquent, qui ne respecte pas le "Liberté, Egalité, Fraternité" » Parceque la Constitution respecte se slogan ? Ce n'est pas l'impression qu'on a au canal Aint-Martin, ni même celle de l'APF (www.apf.asso.fr/documents...

Sous ces trois mots grandiloquents, la République a su fort bien distinguer sa population entre citoyens et sujets de la République, elle sait encore fort bien défendre par la force le droit de grande propriété contre le droit au logement, et justement la fraternité…

La Liberté, ce n'est pas accordé l'État — lequel s'inquiète de ce que tu fumes, d'avec qui tu baises, et même aujourd'hui de si tu dors bien et assez longtemps pour être en forme au boulot… La liberté ça se conquiert, difficilement et indéfiniment, et pas seulement d'ailleurs contre les dépendances et dominations extérieures : bien plus, même, contre ce qu'on en a intériorisé et contre nos déterminations internes.

 
9.   Nicolas,  jeudi 29 mars 2007 à 00:55

Une conférence est organisée sur le thème "faut-il rendre le vote obligatoire ?" à Paris le 4 avril prochain.

Toutes les infos ici : www.laconstituante.org/ar...

 
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